jeudi 5 janvier 2017

Bosnie - Sarajevo, ville chargée d'histoire

Bosnie - Sarajevo, ville chargée d'histoire

La route pour Sarajevo longe les gorges de la Neretva, le long desquelles s'enchaînent plusieurs lacs de barrage. La hauteur des parois dépasse par endroit les 1000m mais la pluie incessante puis la neige ne nous permettra pas de profiter pleinement des paysages.
Tout au long de la route, les traces de la guerre sont omniprésentes : maisons en ruine et impacts de balles...


Nous sommes finalement arrivés à Sarajevo avec 20cm de neige au sol. Il s'agissait du premier jour de neige et les habitants n'ont pas vu cette quantité depuis quatre ans.
Nous nous sommes frayés un chemin au milieu de la circulation difficile et avons finalement trouvé un parking acceptant la Mucomobile pour 3 jours ( après plusieurs refus à cause du manque de place et problème de logistique).


Ismar,  le président de l'association contre la mucoviscidose nous a invité à séjourner 2 nuits dans l'hôtel de sa famille en plein cœur de la vieille ville Ottomane. Encore une preuve de la générosité bosniaque.


Dès notre arrivé, le réceptionniste, avec qui nous avons sympathisé durant notre séjour, nous a informé qu'une table était réservée pour nous au restaurant et qu'Ismar nous y rejoindrait pour le café. Nous y avons découvert les spécialités locales : choux farcis et Bosnian pot!
  
Ismar, qui est le papa d'un petit garçon de 5 ans atteint de la mucoviscidose, nous a rejoint en fin de repas et nous a emmenés à travers la ville pour nous donner les premiers repères.


Nous avons alors découvert que la ville est découpée en 3 parties : le quartier de Bascarsija, vieux quartier ottoman construit au XVème et XVIème siècle; le quartier Austro-hongrois et le quartier yougoslave. C'est un mélange extraordinaire de cultures. Il y a des mosquées, des églises catholiques, des églises orthodoxes, des synagogues! C'est un mélange d'Orient et d'Occident!
       

Le lendemain matin, Elvira (kinésithérapeute) et Jasmin (avocat), tous deux volontaires de l'association, nous ont retrouvés à l’hôtel et nous ont emmenés visiter la ville et boire un café bosniaque dans un café typique où les serveurs sont en costumes traditionnels.
                  

Apres avoir mangé dans une petite cantine locale, nous avons passé le début d'après midi à déambuler dans les rues, principalement du vieux quartier ottoman, et nous avons retrouvé l'ambiance que nous avions tant aimée à Istanbul: bazar, ruelles, mosquées, medresa, Han et maisons ottomanes...
  

A 16h, nous avons rencontré les parents et patients et avons passé la fin de la journée avec eux ( voir article objectif Mucoviscidose).
Le réceptionniste, Dzido, nous a commandé des pizzas que nous mangeront avec lui à l'hôtel.

Le lendemain, après la visite de l'hôpital, nous sommes partis à la découverte du quartier Austro-hongrois et de sa cathédrale et avons mangé dans un petit restaurant au dessus du marché où l'on a retrouvé les produits locaux : fromage et charcuterie.

Apres avoir arpenté le pont où fut assassiné l’archiduc d'Autriche François-Ferdinand (ce qui déclencha la 1ère guerre mondiale), nous sommes finalement reparti dans le quartier ottoman pour acheter quelques souvenirs et nous perdre à nouveau dans les ruelles. Un peu partout dans Sarajevo, nous pouvons observer ce qu'on appelle 'les roses de Sarajevo', qui sont les éclats d'obus dans les rues de la ville, peints en rouges en mémoire des nombreux tués pendant la guerre.
       


Le soir, nous avons eu de nouveau la surprise d'être invité au restaurant par l'hôtel!  Encore un grand merci à Ismar,  Dzido et à l'hôtel Konak pour leur accueil, leur gentillesse et leur générosité!

Le lendemain matin après avoir déneigé les 30 cm de neige sur la Mucomobile à coup de balais, balayette et pelle, nous sommes allés visiter le tunnel de l'espoir. Ce tunnel a été construit par les habitants durant la guerre, pour permettre à la population assiégée de se ravitailler en vivres et en armes et aussi évacuer les blessés et les civils.
                 

Le long du trajet vers le tunnel, on peut voir de nombreux témoignages de la guerre et du siège imposé par les milices bosno-serbes qui a duré 1300 jours : de nombreux bâtiments sont abandonnés et en ruines, et presque tous les autres portent des traces, souvent très nombreuses, d'impact de balles ou même d'obus. Cette guerre a fait beaucoup de destructions, plusieurs milliers de morts et près de 100000 réfugiés. La reconstruction a bien avancé, mais il reste encore beaucoup à faire mais la volonté et la générosité des habitants nous donne l'espoir qu'il n'abandonnerons pas.
  

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